jeudi 28 juillet 2005

En route vers l'optimisme


Vendredi soir, je pars en vacances.

Je vais emmener dans mon sac les 18 livres que j'ai entamés cette année sans les finir.

Comme ça en même temps ça me permettra de faire de la muscu.

mercredi 27 juillet 2005

Le mardi c'est tentation


Et c'est reparti pour un tour au Costa-Rica. Nos joyeux couples-cobayes continuent l'"aventure"... Encore une fois, le tryptique "saut en parachute / déjeuner au soleil / feu de camp" fait un miracle. On a un peu l'impression de regarder toutes les semaines la même émission mais c'est pas grave, de toute façon moi ce qui m'intéresse c'est la faune et la flore du Costa-Rica.

Saviez-vous à ce propos que le Costa-Rica offre une flore et une faune hallucinantes, 10% des papillons de la planète vivent ici, 857 espèces d'oiseaux, 1 200 variétés d'orchidées, 150 espèces de grenouilles, des jaguars, des crocodiles, des kinkajous... des plages de rêve sur l'Atlantique et le Pacifique, 20 parcs et réserves naturels... Bon bref tout le monde s'en fout des kinkajous, revenons plutôt aux aventures de Roberto, Gwen et compagnie, ils ont plein de trucs intéressants à nous dire. Et puis comme dirait Laurence dont j'admire toujours autant le sens de la synthèse, à propos du Costa-Rica : "C'est beau, c'est bien."

Aujourd'hui c'est la Journée "Détente & Découverte" nous annonce fièrement la GO Céline Géraud. On est ravi pour elle, c'est effectivement plus sympa comme concept que "Stress & Ennui". Enfin je crois. Les équipes se forment : Sam/Louise, Roberto/Maeva, Nicolas/Virginie, François/Annabelle, Gwen/Khalid, Laurence/Stéphane, Lalie/Cyprien, Marion/Matthieu. Ca nous fait un beau catalogue de prénoms comme ça. Tiens profitons-en pour voir qui est qui...

- SAM : La bête aux aguets.
Prêt à dégainer à tout moment, on sent bien que Sam n'en peut plus. Il n'en peut plus surtout de pérorer indéfiniment sur le fait que "c'est clair qu'il faut le vivre pleinement" et que "c'est clair qu'on a les mêmes points communs" (sic) et que "c'est clair que le paysage est merveilleux" et que "c'est clair qu'on a la même vision de la vie". Cet hédonisme de bon aloi (et d'à-propos) ne cacherait-il pas surtout une forte envie de se faire Louise ? C'est clair.

- GWEN : La mèche en feu.
Avec Khalid, Gwen a passé sa journée à se tordre de rire. Quand il lui passe de la crème dans le dos elle est morte de rire, quand il s'assoit sur une chaise elle est morte de rire, quand il lui dit que le ciel est bleu elle est morte de rire. Deux hypothèses : soit Gwen est blonde, soit Gwen a une forte envie de se faire Khalid. Soit les deux.

- LAURENCE : Le rateau bavard.
Chez les Laurence&François on a le sens de la formule et de la métaphore. Pendant le repas, Laurence parle de "coups de rateau" pour évoquer sans doute son futur ex-fiancé. Stéphane, lui, semble beaucoup plus intéressé par le contenu de son assiette ("Ouais j'comprends j'comprends"). Effectivement, on le comprend. Je crois que ça s'appelle un rateau aussi.

- FRANCOIS : Le geste et la parole.
François est un homme d'action. Il aime allier le geste à la parole. Surtout quand il s'agit de masser les fesses d'Annabelle avec de l'huile. En l'occurence il aime surtout allier le geste au geste. Parce que la parole... allez la phrase du jour : "On ne peut pas être au top tout le temps". C'est Laurence qui va être contente. Dans les pages jaunes, il suffira de chercher à "sexologue" en rentrant.

- LALIE : La pensée positive.
Lalie est réaliste. La preuve en est cette admirable fulgurance : "J'essaie de ne pas me tracasser le cerveau sinon je vais pas vivre ici". Je crois que tout est dit. En fait, Lalie est une réaliste contrainte, convertie de force au positivisme et à la méthode Coué : "bon Roberto a eu un passé de coureur, mais il ne va rien se passer", "mais non il ne sera pas tenté"... alors qu'on sent qu'elle pense complètement l'inverse. Positive Lalie, on est avec toi.

- ROBERTO : La stratégie du mammouth.
Roberto est fin stratège. Il est hyper crédible quand il nous répète que choisir Maeva, "ça peut être marrant", "on peut passer une journée rigolote" parce qu'il a "besoin de rire". Et puis oh ! en plus elle a "une forte poitrine", ha ben ça alors. Alors bien sûr quand Roberto dit à Maeva "allez, enlève tout", on sait que c'est parce qu'il a vraiment envie de rigoler. Ben oui. (Soudainement le positivisme forcené de Lalie devant tant de bonne foi devient tout de suite une espèce d'évidence). Toujours avec un sens inné de la blague notre Dom Juan nous explique qu'avec Maeva "j'étais libre, j'avais pas de limites". Gros plan sur les fesses de Maeva. (vive le montage)

- NICOLAS : Le parano romantique.
Nicolas se demande quelle drogue il a pris quand il a accepté de faire "L'île de la tentation" en pensant prendre 12 jours de vacances au Costa-Rica. Il a déjà entamé sur l'île la première phase de sa dépression. Torturé à l'idée de repartir seul, terrorisé à l'idée que Marion le trompe, bouleversé à l'idée d'avoir foutu sa vie en l'air en 12 jours, il est au bord du gouffre. Allez faut aller de l'avant maintenant. Oups non pas trop !!

- MARION : Ben merci la journée "Détente-Découverte" !
Marion pleure au feu de camp en voyant Nicolas au trente-sixième dessous lui dire des trucs du genre "je veux tout lui prendre et tout lui donner". Ca se comprend, il ne parle ni comme un footballeur pseudo-épicurien, ni comme un body-builder pseudo-baratineur, ni comme un macho pseudo-séducteur infaillible. Ya de quoi se mettre à pleurer, on croyait que ça n'existait plus. Une lueur d'espoir au milieu de la jungle ?

Au fait, c'est quoi un kinkajou ?

Texte également paru in http://www.realtv-fr.net/

dimanche 24 juillet 2005

Le même refrain


"Moi j'ai besoin d'amour, Des bisous, des câlins j'en veux tous les jours. J'suis comme ça. Quand j'ai besoin d'amour, Tous les moments love moi je suis vraiment pour. J'suis comme ça. Au fond de moi." Lorie, 2002.

(Photo : Ben / Amsterdam, Mai 2005)

vendredi 22 juillet 2005

Dans les yeux, hein !


Qu'est-ce que je faisais sur le Pont des Arts ce soir là, à cette heure-ci ? Je ne sais pas, je regardais les gens.
Et encore une fois je me disais "c'est incroyable ce que les gens boivent, pourquoi est-ce qu'ils boivent autant, de tous milieux, de tous âges, de tous sexes (oui tous) ?".
Je me dis souvent ça quand je passe devant les bars, c'est ridicule, j'ai parfois des sursauts de pudibonderie étranges. Et puis je me souviens. Parce que c'est bon.

(Photo : Ben / Paris, Juillet 2005)

mercredi 20 juillet 2005

C'est toujours meilleur la deuxième fois


Il en est de "L'île de la tentation" comme d'un tagine d'agneau aux abricots. On trouve ça tellement bien la première fois qu'on se demande si nos espoirs ne vont pas être déçus la deuxième. En l'occurence, tout est affaire d'un subtil dosage d'épices. Cette année, il n'ont pas mis trop de coriandre, mais ils ont bien forcé sur le gingembre. Bon, certes, la recette est toujours un peu la même : Des basiques, des grands classiques et quelques moments de plaisir.

Les Basiques
Tout d'abord, nous n'échappons pas aux bacheloresques virées subaquatiques, aériennes, et dans tous les autres éléments possibles. C'est vrai que j'ai toujours personnellement constaté que le parachutisme ("aaaaaahhh"), le saut à l'élastique ("ouhouhouhouh") , et la plongée sous-marine ("mm mm mm") sont très propices à la discussion intime et à la confession sur sa vie de couple. Bon en tous cas, ça fait des images. N'oublions pas que "L'île de la tentation", ça n'est pas l'île de Ré (île fort sympathique au demeurant), et qu'il faut bien rentabiliser le billet d'avion.
Pour en revenir à nos moutons... euh candidats, on notera également qu'en général, un saut en parachute est suivi d'un déjeuner sous les cocotiers au bord d'une piscine, avec des serviettes bien pliées ("Oh que c'est beau !") et des cocktails colorés ("C'est bon, c'est frais !" remarquera Laurence, qui a toujours une phrase fort à propos devant un cocotier et une serviette bien pliée).
Autre moment propice à la confession ultra-personnelle, donc ("Et ton couple comment ça se passe ?"). Et l'occasion pour nos sémillants célibataires d'éxercer tous leurs talents d'écoute et de psychologie, à l'instar d'un Cyril analysant la situation vécue par Gwen, tout en prenant le soleil de trois-quart face, dans un sybillin "C'est chaud... je vais pas te faire un pipeau". Je ne voudrais pas faire de la surinterprétation, mais on peut y voir là une réponse au "C'est bon, c'est frais" de tout à l'heure. Le chaud et le froid, le feu et la glace, tout ça quoi. Bref.
J'en profite pour ouvrir une parenthèse et dire au passage qu'il est scandaleux que le montage de l'émission soit fait de telle sorte que les discussions les plus intéressantes soient totalement occultées, comme celle ou Manu et Marion dissertaient sur "La critique de la raison pure" par exemple. Entièrement coupé au montage ! A moins que ça n'ait pas existé. Fin de la parenthèse

Les Classiques
Ensuite, dans la série "tous les ans c'est la même chose", nous avons quelques grands classiques :
- Des candidats qui au Jour 3 confessent une "très forte affinité" pour un célibataire, "parce qu'on se ressemble" (la ressemblance entre Laurence et Ademola ne m'avait pas frappé mais si elle le dit...) sans qu'il n'y ait bien sûr d'attrait sexuel. C'est génial, on parle du temps, on se comprend tellement bien, et puis hop on a des affinités.
- Des concours d'ode à la simplicité, avec en grand vainqueur le fameux "J'aime les gens simples", suivi de près par l'ineffable "Je n'aime pas me prendre la tête".
- Des candidats qui ne croient que ce qu'ils voient, comme Lalie qui "ne veux pas s'imaginer des choses, tant que je n'ai rien vu". Peut-être n'a-t-elle pas compris qu'elle verra justement très exactement tout ce qu'il faut pour "s'imaginer des choses" (C'est un tout petit peu l'intérêt du jeu en même temps...).
- Des candidats qui, comme Roberto, n'ont pas dû comprendre non plus les trois premières saisons de l'émission, puisqu'il demande à être seul et à ce qu'on ne le filme pas...
- Je passe sur les feux de camps et le coup des cassettes à choisir. Quand passera-t-on au DVD ?

Les Grands Moments
Heureusement, il y a toujours des grands moments de plaisir :
- Comme ces images de Laurence rediffusées à l'envi (au moins trois fois), nous expliquant qu'au lit avec François, "maintenant des fois c'est moins bien". C'est cool, François n'a plus qu'à se promener avec un sac en papier sur la tête maintenant. En même temps, ce ne peut pas être pire que cet ensemble mini-short-en-jean-et-débardeur-résille qu'il arborait à la piscine devant des filles médusées par sa loquacité à propos de la chanson "Le zizi".
- Autre grand moment offert par François (encore), qui nous a gratifié au feu de camp d'une sublime métaphore sur le couple et la construction d'une maison, le ciment et le sexe, les trous à boucher, les fissures à réparer et la "toierie" à refaire... si quelqu'un a compris quelque chose, il peut envoyer son dossier pour la saison 5.
- Et pour finir, dans le grand concours de l'élégance masculine, François a d'ailleurs fort à faire avec Samir. Oui Samir, qui, n'étant pas à une contradiction près, nous explique qu'il ne présentera à sa famille que la femme avec laquelle il se mariera parce que "chez moi, c'est pas un bordel", tout en s'affichant dans une émission de télé devant quelques 3 millions et demi de téléspectateurs avec 11 filles en bikini qui se trémoussent devant lui et lui procurent à ses dires "une certaine excitation" car il aime "voir les femmes être des sortes de jouet".
La grande classe donc. Et je crois que ce n'est pas fini... à la semaine prochaine !

Texte également paru in http://www.realtv-fr.net/

mardi 19 juillet 2005

Tic-Tac


"Il en est du sommeil comme de la perception du monde extérieur. Il suffit d'une modification dans nos habitudes pour le rendre poétique, il suffit qu'en nous déshabillant nous nous soyons endormi sans le vouloir sur notre lit, pour que les dimensions du sommeil soient changées et sa beauté sentie. On s'éveille, on voit quatre heures à sa montre, ce n'est que quatre heures du matin, mais nous croyons que toute la journée s'est écoulée, tant ce sommeil de quelques minutes et que nous n'avions pas cherché nous a paru descendu du ciel, en vertu de quelque droit divin, énorme et plein comme le globe d'or d'un empereur." Marcel Proust, A la recherche du temps perdu

Il est 3h42. Il faut que je dorme.

Le ciel est étrange ce soir


Il est tout clair. Et les nuages sont jaunes. On dirait qu'il fait jour. Il est 1h32.

(J.M.W. Turner, Shade and Darkness - the Evening of the Deluge, Tate Gallery - Londres)